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L'étude d’une équipe financée par l’IRTF souligne l'importance d'un diagnostic précis pour des cancers rares de l'ovaire ainsi que pour d’autres cancers rares

juin 14, 2016

David Huntsman Melissa McConechy
Dr David Huntsman avec Dre Melissa McConechy, premier auteur de l'article publié dans le JNCI

Des chercheurs sur le cancer, financés par Terry Fox en Colombie-Britannique, ont mené une étude internationale afin de développer une nouvelle méthode pour améliorer le diagnostic d'un sous-type rare de cancer de l'ovaire qui a été notoirement difficile d'identifier avec précision. L'équipe a créé un algorithme pour diagnostiquer et prédire l'évolution clinique des cancers de cellules de la granulosa de l'ovaire.

"Les traitements efficaces du cancer reposent en premier lieu sur un diagnostic précis et les résultats de notre recherche soulignent l'importance de cela," déclare le chercheur principal, le Dr David Huntsman, professeur de gynéco-oncologie du Dr Chew Wei Memorial à l'Université de Colombie-Britannique et responsable scientifique du OVCARE, le programme multidisciplinaire de recherche sur le cancer de l'ovaire de la Colombie-Britannique.

Les résultats pour les tumeurs des cellules de la granulosa de type adulte (AGCTs), qui représentent 3-5% des cancers de l'ovaire, semblaient se retrouver dans plusieurs catégories. Bien que le diagnostic standard des AGCTs soit basé sur la façon dont le tissu tumoral apparaît sous un microscope, la recherche récente a révélé que de nombreux AGCTs avaient une mutation dans le gène FOXL2. L'équipe de Vancouver voulait étudier cet aspect génétique plus en détail pour voir si FOXL2 pourrait être utilisé comme un solide marqueur pour la maladie.

Pour leur étude, le groupe a utilisé des tumeurs qui ont été classées comme AGCT de l'ovaire à partir de cas collectés dans trois grands centres européens. "Bien que les cas que nous avons examinés avaient le diagnostic le plus précis possible à l'époque, notre équipe a constaté que près de 20 pour cent étaient en réalité des différents sous-types de cancer de l'ovaire. En évaluant seuls les vrais cas de AGCT, une image plus claire a émergé: les taux de survie étaient très élevés pour ceux avec une véritable AGCT et plus de 95 pour cent de ces cas ont une mutation dans le gène FOXL2, ce qui en fait un marqueur définissant la maladie propice à une utilisation pour le diagnostic », explique le Dr Huntsman.

Dans l'étude, la majorité des décès attribués à l’AGCT ont été effectivement causés par des formes agressives d'autres types de cancer de l'ovaire, explique le Dr Huntsman, chef du programme Projet Nouvelles frontières sur la génomique des tumeurs de forme fruste de l’IRTF. Le projet étudie les tumeurs rares; par le passé, la recherche sur ces types de tumeurs a mené à des connaissances sur notre compréhension des cancers communs.

Dr Huntsman affirme que leur recherche a conduit à d'autres informations importantes pour les patients et les médecins. "Pour les patients avec une véritable AGCT, nous nous rendons compte que le pronostic est vraiment très bon, supprimant un grand stress pour les patients et leurs familles. Pour les patients qui auraient déjà reçu un diagnostic de AGCT, mais qui ont en fait une autre forme de cancer de l'ovaire, cette méthode demandera aux cliniciens de les suive avec d'autres tests pour un diagnostic précis et pour assurer un traitement plus approprié. Nous avons rédigé l’article scientifique en ayant à l'esprit les futurs patients et nous espérons qu'il sera utilisé par les responsables de soins de santé afin d’aider à expliquer les implications de ce diagnostic et, dans de nombreux cas, atténuer la crainte qui vient avec un diagnostic de cancer ".

L’article scientifique a été publié en ligne en juin 2016 dans le Journal of the National Cancer Institute.

 

Plus d’informations

Le programme Nouvelles frontières sur la génomique des tumeurs de forme fruste de l’IRTF est financé par l’Institut de recherche Terry Fox depuis 2010. Les tumeurs de forme fruste sont des tumeurs rares et inhabituelles qui peuvent poser un énorme défi pour les cliniciens en raison de la faible prévalence de chaque maladie. En rétrospective, la recherche sur les cancers rares a eu un impact direct sur la façon dont les cancers les plus courants ont été étudiés et compris.

 

À propos de l’IRTF

Lancé en octobre 2007, l’Institut de recherche Terry Fox (IRTF) est une idée de la Fondation Terry Fox (FTF). Il fonctionne aujourd’hui comme son organisme de recherche, gérant son portefeuille d’investissement de recherche. L’IRTF vise à améliorer de façon significative les résultats de recherche sur le cancer pour le patient grâce à une approche d’équipe grandement collaborative avec des étapes de recherche qui permettront de mettre rapidement en pratique les découvertes en solution concrète pour les patients atteints de cancer dans le monde entier. L’IRTF collabore avec plus de 70 centres hospitaliers et organismes de recherche à travers le Canada. Le siège social de l’IRTF est à Vancouver, Colombie-Britannique. www.tfri.ca.

A propos de OVCARE

OVCARE (www.ovcare.ca) est une équipe de recherche multidisciplinaire et multi-institutionnelle oeuvrant sur le cancer de l'ovaire en Colombie-Britannique. Les opérations de OVCARE notamment les travaux décrits dans ce manuscrit sont effectués à la BC Cancer Agency et au  Vancouver General Hospital. Outre le financement évalué par des paires de IRTF et d'autres organismes, OVCARE est généreusement soutenu par la BC Cancer Foundation, le Vancouver General Hospital, l’UBC Hospital Foundation et l’UBC Faculty of Medicine.

 

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