X
skip to main content
Logo
News and Events
All News

Cancer du pancréas : une équipe de recherche canadienne travaille à créer des traitements personnalisés et à donner espoir aux patients

mars 06, 2018

Image-1
(Drs. Daniel Renouf, Jennifer Knox, Steven Gallinger, George Zogopoulos, David Schaeffer, and Oliver Bathe). 

VANCOUVER – Les chercheurs canadiens qui s’attaquent au cancer du pancréas joignent leurs forces dans une initiative menée par l’Institut de recherche Terry Fox et apportent un nouvel espoir aux patients atteints de cette maladie mortelle.

« Depuis de nombreuses années, la situation est sans espoir pour les patients et nous voulons changer les choses », affirme Dr Daniel Renouf (BC Cancer Agency, Université de la Colombie-Britannique) qui, avec le Dr David Schaeffer (Université de la Colombie-Britannique, Hôpital général de Vancouver), dirige une initiative pancanadienne de 5 millions de dollars en médecine de précision qui a reçu dernièrement le soutien financier de l’Institut de recherche Terry Fox.

Absence de tests de détection hâtive, peu de symptômes connus, options de traitement très limitées, aucun biomarqueur connu qui puisse être utilisé pour orienter les traitements, voilà quelques-uns des défis cliniques auxquels l’équipe EPPIC (Enhanced Pancreatic Cancer Profiling for Individualized Care) s’attaquera au cours des cinq prochaines années dans le but d’améliorer les traitements personnalisés pour les patients atteints d’un adénocarcinome canalaire pancréatique, une maladie dont le taux de survie n’est que de 9 % sur cinq ans.

« Notre projet porte sur le cancer métastatique plutôt que sur les tumeurs primaires résécables, parce que c’est le problème clinique le plus courant », explique le Dr Schaeffer, en précisant qu’on cherchera en priorité à établir si la structure génétique des tumeurs métastatiques et primaires diffère. Quatre patients sur cinq ont un cancer métastatique au moment du diagnostic et la plupart en mourront au cours de l’année qui suit.

Les patients participent très volontiers à l’étude. « Ce que je veux, c’est qu’on continue à soutenir la recherche, et apporter de l’espoir aux autres patients atteints du cancer du pancréas. C’est une maladie qui a besoin de plus d’espoir », explique Susan Stewart, 57 ans, une résidante de North Vancouver qui a reçu un diagnostic de cancer du pancréas de stade 4 (terminal) en janvier 2017. Elle a immédiatement été inscrite dans le programme EPPIC, en plus de participer à une étude clinique dans le cadre de laquelle elle a reçu un traitement expérimental. Bien qu’on ne soit qu’au début du processus, les résultats sont prometteurs. La tumeur cancéreuse au pancréas n’est plus visible au tomodensitogramme, et les métastases au foie ont considérablement diminué. Ses médecins utilisent les résultats EPPIC pour tenter de comprendre pourquoi la tumeur a si bien réagi au traitement expérimental.

L’équipe EPPIC veut séquencer les tumeurs métastatiques du pancréas de 400 patients du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Elle espère ainsi mieux comprendre la biologie du cancer du pancréas afin de pouvoir définir des stratégies de traitement personnalisées et faciliter la mise au point de nouvelles options de traitement.

Ce projet est en cours à Toronto et à Vancouver, dans deux études cliniques (COMPASS et PanGen), et sera bientôt élargi pour inclure les patients admissibles de Kingston, Ottawa, Calgary et Edmonton. Le site de Montréal ouvre cette semaine. Le séquençage du génome et les analyses bio-informatiques des tumeurs des patients seront réalisés à l’Institut ontarien de recherche sur le cancer (OICR) et au Genome Sciences Centre de la BC Cancer Agency.

L’équipe analysera les données génomiques et cliniques obtenues et les stockera dans une banque de connaissances mise à la disposition des chercheurs canadiens et internationaux qui cherchent des moyens d’améliorer les traitements. Il s’agira de la première banque de ce genre au Canada.

Le Dr Victor Ling, président et directeur scientifique de l’Institut de recherche Terry Fox, est enthousiaste à l’idée que l’Institut finance cette équipe de chercheurs de haut calibre en médecine de précision pour qu’elle s’attaque à un cancer aussi difficile à traiter. « Depuis toujours, la recherche sur le cancer du pancréas est sous-financée, et nous sommes très heureux d’élargir un projet de médecine personnalisée aussi fructueux aux patients de tout le Canada. Nous espérons que la médecine de précision soit la clé pour trouver de meilleurs traitements pour cette maladie incurable. »

L’équipe multidisciplinaire EPPIC se compose de cliniciens et de scientifiques de la BC Cancer Agency, du Vancouver Coastal Health Research Institute, de l’Université de la Colombie-Britannique, de l’Université de Calgary, de l’Université de l’Alberta, du Princess Margaret Cancer Centre, du Réseau universitaire de la santé (RUS), de l’OICR, du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de son Institut de recherche, du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, de l’Université Queen’s et de l’Hôpital d’Ottawa.

En plus des Drs Renouf et Schaeffer, les autres chercheurs principaux du programme EPPIC et des études cliniques COMPASS et PanGen sont : Dre Jennifer Knox et Steven Gallinger (Princess Margaret Cancer Centre/RUS/OICR), Dr George Zogopoulos (CUSM, Institut de recherche du CUSM, Université McGill), et Dr Oliver Bathe (Tom Baker Cancer Center, Université de Calgary). De nombreux chercheurs de l’équipe sont membres de PancOneMC, une initiative de Pancreatic Cancer Canada (PCC).

L’investissement de l’Institut de recherche Terry Fox dans le programme EPPIC s’appuie aussi sur des fonds provenant de la Fondation pour le cancer de la Colombie-Britannique, de l’OICR, de la Princess Margaret Cancer Foundation, de PCC, de l’Hôpital général de Vancouver et de l’UBC Hospital Foundation.

À propos de l’Institut de recherche Terry Fox (IRTF)

Lancé en octobre 2007, l’Institut de recherche Terry Fox est une idée de la Fondation Terry Fox et fonctionne aujourd’hui comme son organisme de recherche. L’IRTF cherche à améliorer de manière déterminante les résultats de la recherche sur le cancer pour les patients, grâce à une approche très collaborative, axée sur les équipes, avec des étapes clés de recherche qui permettront de transformer rapidement les découvertes en solutions concrètes pour les patients atteints de cancer dans le monde entier. L’IRTF collabore avec plus de 80 centres anticancéreux et organismes de recherche d’un bout à l’autre du Canada. Le siège social de l’IRTF est à Vancouver, Colombie-Britannique. Pour obtenir plus d’information, prière de nous visiter au www.tfri.ca et de nous suivre sur Twitter (@tfri_research).

Responsables des communications avec les médias

Katelyn Verstraten, 604-675-8000, poste 7630; 604-358-8898 (cell) kverstraten@tfri.ca

Kelly Curwin, 604-675-8223; 778-237-8158 (cell.) kcurwin@tfri.ca

 


Back to Top